jeudi 2 octobre 2008

C’est quoi la question ?

On ne sait pas très bien si Sarah Palin est tellement nerveuse qu’elle n’écoute pas les questions ou, plus inquiétant, qu’elle ne sait pas quoi répondre, mais les extraits de son entretien avec la journaliste de la chaîne de télévision CBS Katie Couric laissent perplexe sur sa compréhension des dossiers qui l’attendent si elle est élue avec John McCain à l’élection présidentielle du 4 novembre.

Ses prestations médiatiques visiblement commencent à faire douter les Américains. Un sondage de l’institut Pew, qui vient d’être publié, indique que 51% des Américains pensent qu’elle n’est pas qualifiée pour être présidente (ce qui arriverait en cas de décès d’un John McCain élu président), en nette hausse par rapport aux 39% qui avaient cette opinion il y a un mois.

Dans son entretien avec Couric, Palin est incapable de dire en quoi la proximité de la Russie avec l’Alaska lui donne une quelconque qualification en politique étrangère (voir article dans Ici Washington du 30 septembre), de citer une décision de la Cour suprême avec laquelle elle n’est pas d’accord et même de citer un journal qu’elle lit. Sans parler de l'incohérence de ses réponses sur l'économie.

Couric : Quels journaux et magazines lisiez vous régulièrement avant d’avoir été choisie – pour rester informée et comprendre le monde ?
Palin : J’ai lu la plupart d’entre eux et avec une grande appréciation pour la presse, pour les médias.
Couric : Mais lesquels précisément ? Je suis curieuse.
Palin: Um, tous, tous ceux que j’ai eu devant moi tout au long de ces années.
Couric : Pouvez vous citer l’un d’entre eux ?
Palin : J’ai une grande variété de sources où nous obtenons nos informations.

La comédienne Tina Fey s’est emparée du personnage de Palin pour la parodier dans l’émission de télévision Saturday Night Live. Elle a repris mot pour mot des passages de l’entretien avec Couric. C’est drôle, mais pas très rassurant.

1 commentaire:

Arnodefouc a dit…

Mme Palin est une réformatrice, grande-gueule et indépendante.
Plus serieusement ce choix aura été préjudiciable à John McCain depuis août.
Dernièrement Rick Davis
a envoyé un courriel a pres de 5 millions de sympathisants républicains: " « Un électeur sur sept reste encore indécis. Si vous avez suivi la course à la maison Blanche vous avez pu entendre que les jeux sont faits et que les républicains sont cuits. »
Le directeur de campagne de John McCain ajoute « Si 130 millions de personnes vont voter mardi, 18,5 millions sont susceptibles de voter au dernier moment. Je crois que nous nous trouvons dans une course très compétitive. »
Malheureusement, est ce que cela suffira pour rassurer les sympathisants républicain ?
Le constat s’impose de lui-même, est-ce la fin des conservateurs ?


Arnaud